Et puis quoi, encore?
Écrit par Marwina   
09-11-2011

Aujourd'hui, mercredi, les bourses sont de nouveau à la baisse. Pourquoi? Parce que les spéculateurs ne sont pas débiles, ils savent bien qu'elles ne pourrons jamais atteindre les niveaux passés et qu'il y a lieu de spéculer sur des petits écarts. Une hausse de 3%, une baisse de 2.5%, re une hausse de 1.8%, puis de nouveau une baisse de 3.4%. Spéculation, on a dit, pas investissement. Le but est de parier, pas d'investir. D'ou un marché très volatile et sans direction depuis quelques mois.

Et bien, non. Il faut croire que ce détail (le marché n'a pas de direction nette depuis début aout, quand même, et nous sommes en novembre) à échappé à plus d'un. Par contre,il y a un fait qui n'a pas échappé à la doxa ambiante, j'en veux pour preuve Boursorama - qui me ferait bien rire si ce n'était pas si tragique:

Les Bourses européennes se retournent à la baisse mercredi en milieu de matinée, l'incertitude entourant le départ du président du Conseil italien Silvio Berlusconi accentuant la nervosité des investisseurs.

Une fois de plus, que faut-il comprendre? Que Berlusconi, en temps qu'élu du peuple (enfin, entre gros guillemets, mais là n'est pas le problème) à des comptes à rendre au marchés? Oui. Nous en sommes là. Et encore, sans aucune pudeur. Les réactions étaient d'ailleurs bien pire à l'occasion de l'annonce du référendum grec par Papandréou. Juste lamentable.

Ce qui est plus lamentable encore, c'est qu'aucun de nos grands médias ne bronche. Fais acquit: les aléas des marchés sont à prendre en compte pour diriger les états, missioner ou démissioner des responsable, organiser ou annuler un référendum. Et c'est presque normal dans la paysage moderne.

De là a se demander ou en sont nos démocraties...