Petit conte de Yule
Écrit par Plume d'Etoile   
10-08-2006

 

Petit conte de Yule

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 Portes de la cathédrale Saint Sauveur,
Aix-En-Provence


 

    Yule est l'ancienne fête celte du solstice d'hiver, qui marque la période la plus sombre de l'année. Elle se situe, en toute logique, le 21 décembre et c'est elle qui a inspiré l'actuelle fête de Noël. C'est ainsi que, depuis que Noël existe, l'ensemble de la chrétienté fête sans trop forcément en avoir conscience, une vieille célébration païenne. Comme quoi les liens entre chrétienté et monde païen sont et restent beaucoup moins ténus que nous voulons bien le croire...



 

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         Témoin en sont les deux magnifiques portes de la cathédrale St Sauveur, à Aix-En-Provence.
Majestueuses, et entièrement sculptées, elles présentent sur chacun de leur deux vantaux 6 sibylles, donc 12 en tout, qui auraient selon la légende annoncé la venue du Christ sur Terre. On y trouve également les prophètes Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et David, preuve si besoin est encore du bon goût de l'ecclésiastique qui est à l'origine de la commande.

 

    La petite histoire que je vais à présent vous conter se passe sur Mars, la ville de la Bonne Mère (encore une idole païenne), en un lieu alternatif appelé Noailles... Noailles, un quartier aux couleurs métisses, ou se côtoient cris d'enfants et musiques arabes, ou le populo vit au rythme des bons plans et ou la débrouille est reine. On y trouve des gens de tous horizons, à part peut être des chrétiens du terroir. Un monde à part dans la ville, nous y voilà. Entre les odeurs du port qui remontent depuis la Canebière et celles des quelques rues grasses et sales, ou jamais l'on ne voit ni voitures ni policiers : c'est que cet endroit est quelques peu laissé à lui-même et à sa pauvreté par la municipalité... Ça et là, des étals sauvages vantent les mérites de tout un bric-à-brac pour quelques sous et de gros rats se promènent, heureux de vivre, dans les poubelles peu souvent vidées. Voilà les lieux ou se plante mon décor.

    Nous sommes le 21 décembre de l'année 2006, dans un petit appartement de ce quartier populaire, au second étage d'un vieil immeuble un peu tordu. Devant une tasse de thé au jasmin, je pensais rêveuse à toute la beauté du monde. Ce sentiment qui vous prend parfois, quand, l'espace d'un instant d'éternité, vous vous trouvez nez-à-nez avec la beauté de la vie. La rencontre avec un pétale de rose lors d'une matinée de printemps... J'étais là, donc, devant mon bol chaud, dont les volutes rassurantes me faisaient aimer le présent comme seule la béatitude le permet. Mon coeur était empli d'amour à en déborder, et j'étais bien. Sérénité, tel est le mot exacte pour définir mon état et le sentiment qui me prenait toute entière.

  

    J'étais donc là, présente, à me dire une seule chose évidente : « La vie est belle »

                            Une voix me répondit Oui.

 
-- Une voix,
ce mot est un abus. Il ne s'agissait pas véritablement d'une voix à proprement parler, mais d'une sorte de murmure léger, perçu à mes sens comme celui que j'écoute lorsque je fais des prédictions. Ces « voix » que « j'entend » s'expriment toujours de manière très vaste, non pas en français mais dans un langage beaucoup plus universel, qui pourrait être compris de tout homme. Un langage fait d'images et de sentiments, de métaphores.
Cependant, il y avait cette fois quelque chose de particulier avec La Voix : elle était beaucoup plus universelle que d'habitude. Son timbre n'était pas un timbre d'homme, fait de choses concrètes de ce monde, non... Mais un timbre beaucoup plus « musial », un timbre d'amour absolu, et d'humour décapant. Bien plus agréable à mes oreilles que les habituels murmures que je perçois. D'habitudes un peu maladroit, les murmures sont crispants, et puis il faut faire beaucoup d'efforts pour les comprendre et les interpréter. Là, rien de semblable. Les mots glissaient très simplement, et je savais au fond de moi qu'aucun contre-sens n'était possible. La seule difficulté que je pouvais avoir, même si à ce moment là je n'y prêtais aucun intérêt, était celle de la traduction dans un langage humain. Le langage de La Voix, en effet, n'était pas fait de mots. Notes de musiques aurait été plus juste. Des notes de musiques formant une symphonie sensible et limpide, qui faisait sens. Mais cette langue là, en vérité, est si universelle que je compris instinctivement qu'une pierre aurait pu l'entendre, et en saisir chaque élément.

 

    A présent qu'il me faut transcrire en mots compréhensibles pas le commun des mortels ce que j'ai entendu, je me rends bien compte de toute la difficulté de la chose. Il faudra donc m'excuser par avance les quelques impairs que je ne manquerai pas de faire. Le français est une langue que j'aime beaucoup, mais elle est bien trop primaire, et trop rude – c'est le cas de tout langage de cette Terre, hélas! – pour bien exprimer les mots qui m'ont étés offerts ce jour-là. Il est notamment impossible de transcrire l'humour pur et léger contenu en chaque phrase... On ne peut écouter sans se sentir en joie, et sans avoir envie de rire. Quand à mon Interlocuteur, je suis forcée d'admettre que bien que le mot soit un abus, le terme de « voix » est celui qui défini le mieux ce qu'il en est. Ce sera donc, pour moi comme pour vous qui parcourez ces lignes, « La Voix ».

 

        La vie est belle. -- Oui.

                        Je souris.

« - Mais tout cela devra finir, je le sais... -- Il ne faut pas avoir peur. -- Mais la fin est proche! -- C'est un nouveau départ. »

                        Je bu une gorgée de thé, toujours souriante.

« - Alors, Vous répondez aux questions, parfois?

-- Lorsque l'on tend l'oreille.

-- On n'entend jamais que ce que l'on est capable d'écouter. -- Mais J'ai toujours été là, auprès des hommes, et le serai à jamais. -- Je vois bien que Vous êtes différent de ce que je connais. Vous n'êtes pas la Nature. Ne dites rien, je sais : cette Voix est unique. -- Celui qui M'écoute sait Me reconnaître. »

 

    Pour qu'il n'y ait pas de malentendu entres nous, je vais prendre un instant pour vous parler de Lui, et de La Voix. La Voix, ce n'est pas à proprement parler ce que certains appellent « Dieu », d'autres « Grand Esprit » (ce second nom sonnant plus juste à mon sens, car il s'exprime avec plus de pureté que ne peut le faire un mot pollué par 1500 ans d'idolâtrie chrétienne. --- « Dieu » est un mot qui découle avant tout d'une langue dont la religion n'était pas exactement ce que l'on peut qualifier de « monothéiste », peut-être est-ce un autre défaut! Le sens originel de « Dieu » étant plus proche de celui « d'Ange » ou de « saint », si l'on veut établir un parallèle. En temps que païenne, je n'ai bien sur aucun problème avec le polythéisme, mais il se trouve que dans le cas qui nous préoccupe, nous avons à faire à un concept totalement différent. Cela étant, il est clair pour moi qu'aucun de tous ces mots ne saurait nommer avec justesse ce qui n'a pas à être nommé. D'ailleurs, Le Nom, le seul, n'a pas à être prononcé.) --- Ce n'est pas Dieu, donc et comme dit, mais seulement une expression de Sa Divinité. Sa Voix. Et non Lui-Même.
Il est difficile d'expliquer plus clairement la différence qui peut exister entre Lui et Sa Voix.
A défaut de comprendre, ceux qui n'entendent pas le sens de ce que je tente d'exprimer devront donc prendre la chose ainsi : on ne peut entendre Dieu Lui-Même, car Il est. L'Unique et l'Eternel. L'Alpha et l'Oméga, toute chose et le néant, Il est : Absolu. Vouloir le percevoir Lui serait comme regarder les étoiles depuis la Terre et tenter d'embrasser dans un seul regard l'étendue de l'Univers tout entier.

 

« - Cette Voix est unique. -- Celui qui M'écoute sait Me reconnaître. -- Bien sur, mais pourquoi venir me parler? -- Parce que tu es capable de M'entendre aujourd'hui – J'ai de nombreuses questions à Vous poser – Héhé! Il faut en profiter... -- Car qui a cette chance! -- Qui se donne cette chance. Je répond toujours aux questions. On entend peu La Voix. »

        Détendue, heureuse et emplie d'un amour infini, je pris une autre gorgée de thé.

« - Alors, ma première question. Pourquoi l'apocalypse? -- Parce que J'aime les hommes. »

        Une grande incompréhension m'envahit, et ce fut comme un cri du coeur :

« - Je Vous demande pardon?! Vous aimez les hommes, mais combien vont mourir dans le feu et le fer ?! -- Beaucoup. »

    A ce mot je su qu'Il souffrait de toute la souffrance présente, passée et à venir. Non des larmes, mais un torrent d'images emplirent mes yeux. La souffrance des êtres vivants lui est insupportable. Il doit y mettre un terme : Mais l'Apocalypse... -- Serait comme amputer une jambe gangrenée et passer la plaie au fer rouge. -- On n'entend peu La Voix.

« - Ce n'est pas faute de ne pas vous avoir mis en garde, tu le sais, toi qui as lu les témoignages des hommes sur Ma Parole. Je n'ai eu de cesse de le dire, de le clamer. D'avertir. -- Mais Vous saviez que ce serait vain. -- Depuis qu'il a obtenu le libre-arbitre, l'homme n'a de cesse de nier cette qualité. -- Eh! Le déni, cela fait aussi partie du concept de libre-arbitre. -- Mais ce n'est pas exactement cela! Le Libre-arbitre ne vous a pas été donné pour que vous alliez droit dans le mur... Les chemins les plus paisibles ne sont pas toujours ceux que l'on croit étant homme, et seule La Voix porte la vraie Lumière. Les étoiles de ce monde ne sont qu'illusions. -- Comme celles des guirlandes du Cours Mirabeau : illusion et vanité. »

Je commence à comprendre l'Apocalypse...

    L'homme s'est enfermé dans sa vanité, et l'orgueil a durci son coeur. Hautain, il devient impénétrable à La Voix, et aux témoignages des siens. La vanité le rend malheureux. Il souffre et fait souffrir. Cette souffrance doit cesser. Lui n'en peut plus. A l'extrême de Sa douleur, quel autre choix?

« - Mais ce n'est pas Mon choix, petite sibylle. C'est le choix de vous tous. De l'impuissance des masses que vous êtes devenues, et de la folie de ceux qui vous avez choisis pour vous diriger. -- Tels les porcs se jetant du haut de la falaise... Notre choix? Avons nous choisi? -- Vous avez choisi de ne rien faire contre. Le prix de ce « Rien » était écrit dans le contrat. -- Que je relise la Bible? -- Le mode d'emploi de la planète. Mais appelez ça comme vous voudrez. Il fut aussi donné à vos ancêtres, vos légendes en témoignent. Je suis La Voix, il n'y en a pas d'autre. Je suis peut être « l'élu » d'un peuple, sous ce nom. Mais aucun peuple n'est élu à mes yeux. Car tous les hommes naissent libres et égaux, ainsi que Je l'ai voulu. -- »

                Deuxième surprise de la soirée. Second cri du coeur.

« - Mais pourquoi ne pas l'avoir dit avant! -- Douce jeune fille, pas de ça entre nous! Ce n'est pas parce que ce n'est pas écrit dans ce que tu appelles « Bible » que je ne l'ai pas dit. »

 

    Le 26 août 1789, c'est « en présence et sous les auspices de l'Être Suprême » que l'assemblée proclame la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen... Comprenant toute l'essence de ce concept, l'égalité des hommes : pas d'élu. Rien de tel. En présence et et sous les auspices de l'Être Suprême, évidemment.

« - A-t-on trahi Votre Parole? » La Voix eut un rire.

« - L'homme est faillible, mais l'homme sait s'adresser à l'homme. La Voix ne peut parler qu'a ceux qui peuvent l'entendre. -- Mais, pourquoi moi? Il n'y a pas d'élu! -- Parce que tu l'as voulu, sibylle. voilà 10 de tes années que tu t'entraînes chaque jour à percevoir l'imperceptible. Je ne t'ai pas choisi. Tu as choisi de M'écouter. La Voix parle à tous ceux qui L'écoutent. Chaque être naît avec en lui la capacité de L'entendre. Chaque homme naît avec en lui la capacité de refuser de l'entendre. -- Est-ce un crime? -- C'est un choix, or votre libre-arbitre est pour Moi souverain. -- Le libre-arbitre de l'homme est au dessus de Dieu?! -- Le libre-arbitre de l'homme est au dessus du bonheur que je souhaite à la création, ça oui. Mais il n'est pas au dessus des lois de la physique. -- D'où l'Apocalypse. Elle aurait pu être évitée... -- La Terre est vivante, Celle-Qui-Parle-Aux-Plantes, elle a ses cycles, ils doivent êtres. Celui qui s'avance au devant de vous ne sera meurtrier que parce que vous n'avez pas suivi Ma Loi. -- 2012? La planète « Ulysse »? -- »

La Voix sourit. « - Si vous le dites... »

« - Je vois qu'une centrale nucléaire, en s'effondrant, fait plus de dégâts qu'une hutte de nomades de l'ancienne Égypte... » Mes visions me montraient en effet des tremblements de Terre.

    Un chaos. Les montagnes dansant. Le ciel de plomb. Et les anges chantant... Notre gourmandise voudrait donc que ce qui aurait du être un moment somme toutes trouble mais pas si dramatique se transforme en horreur sans nom.

« - Mais elle sera là. Vous me l'avez déjà fait comprendre il y a 8 ans de cela. Et j'ai vu la statue bouger, l'enfant descendre sur Terre. Je pense qu'elle a... du travail. -- Au contraire. Deux millénaires ont préparé le terrain. Et Je serai avec elle dans ses pas. -- Yéochua « Il sauvera ». Le moment est bien venu. Elle sera là, parce que Dieu aime les hommes, et que l'Apocalypse est imminente, par leurs fautes. « Elle nous sauvera de nos péchés » je commence à comprendre le sens de cette phrase... Un guide ne sera pas de trop pour réapprendre à vivre simplement dans un monde débarrassé de toute la vanité de celui-ci. Mais, seule, comment peut-elle faire? --

-- Elle ne sera pas seule. »

 

    Je me suis à ce moment levée pour aller faire la vaisselle. Et c'est donc à ce moment là du récit que l'on peut prendre conscience de l'humour iconoclaste du Divin.

Les deux mains dans l'évier, une éponge savonneuse et une assiette sale sous un filet d'eau :

« - Pas seule? Mais combien seront-elles?

-- Autant que possible. La Terre est vaste.

-- Il y aura des hommes.

-- Il y aura de tout. Tu commences à comprendre.

-- Mais, elle se déclarera bientôt? -- Oui. --

-- Mais, bientôt à échelle humaine? -- Oui. --

-- Et moi dans tout cela? --

-- Toi, tu vas faire ce a quoi tu t'es destinée, Sibylle. C'est ton rôle, c'est pour cela que tu as ces facultés : Il te faut à présent annoncer à ton peuple les temps qui arrivent, car ils sont imminents. »


    Les mains savonneuses dans l'eau sale, j'ai éclaté de rire. Laissant un instant ma vaisselle, je me suis appuyée sur le frigo.

« - Moi? Je vais annoncer la venue du Christ, pour nous sauver de l'Apocalypse? Moi? Une cartomancienne païenne qui vénère La Terre? ... --

-- Vous êtes une pure. -- Moi? Une pure? »

Passant en revue dans la tête les galipettes de la nuit passée, qui n'avaient rien de très autorisé par les saintes écritures.

« - Une pure : avec ce que j'ai fait hier soir?! -- Le sexe n'est pas un péché si les deux parties sont consentantes, hors de l'inceste et de l'adultère. Même : les femmes peuvent s'aimer entres-elles et les hommes de même. Ils sont physiquement conçus pour pouvoir se donner du plaisir ainsi. L'amour est la plus belle chose qui soit. en ce domaine, la seule chose qui est à déplorer est la rupture. -- Mais elle est parfois salutaire! -- Je nomme mariage l'instant ou les lèvres de deux amants se rejoignent, et je nome rupture l'instant ou leur amour, même une seconde, ne parait plus le même. »

 

    C'est ainsi, devant un évier plein, que La Voix me demanda de faire mon travail de sibylle, à Son service pour annoncer la venue du messie tant attendu et de l'Apocalypse tant redoutée. Mais je sais – car la question fut aussi posée – que je suis dans ce rôle loin, très loin d'être la seule. En vérité, ma situation et cette rencontre avec La Voix n'ont rien d'extra-ordinaire. Je ne suis rien de plus qu'une prophétesse ordinaire en une « fin » de monde ordinaire, et j'oserai dire banale et convenue. Sans surprises. Combien sommes nous? Beaucoup, Dieu soit loué!

    Seulement, si je n'ai aujourd'hui pas pu tout comprendre des réponses données, j'ai au moins compris cela : on n'obtient jamais que les réponses « que l'on mérite », et elles sont incomplètes... Parce que les questions le sont de même! La Voix ne répond qu'aux questions posées : si elles sont mal posées, ou pas pertinentes, la réponse est confuse... Parce qu'elle ne peut s'expliquer qu'une fois comprise la question.

    La première question est un exemple du genre. « Pourquoi l'Apocalypse? » - « Parce que j'aime les hommes. » -- La réponse est parfaite, c'est la question qui est bancale.

    Mais j'ai depuis lui un peu sur notre avenir, et je sais aujourd'hui qu'en l'état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons que considérer l'Apocalypse décrite dans la Bible comme une aimable plaisanterie au regard de ce qui nous attend dans peu de temps – 50 ans peut-être – si le réchauffement climatique se poursuit ainsi. Il est souhaitable, faute de bien pire, que 80% de la population humaine soit engloutie par une Apocalypse, le plus vite possible. En l'état... Faute de quoi ce sera bien pire. Aucune limite n'est donnée dans le concept de « pire »...

    L'annonce de l'arrivée de notre sauveur, dans son concept, est également un exemple de question bancale. Car il n'y a pas « une sauveuse » ou « un sauveur » mais une multitude. Pis! s'attendre à voir débarquer un messie investi par Dieu Soi-Même et venant tout régler est un leurre... La Sauveuse viendra. Mais pas pour autre chose que ceci : nous expliquer que c'est en chacun de nous que se trouve la faculté d'être sauvé. Le pouvoir de passer sur notre libre-arbitre, pour nous sauver, ou quoi que ce soit d'autre, elle ne l'a pas! Elle ne l'aura jamais. Dieu Lui-Même ne l'a pas.
 

    Point de sauveur, donc, en dehors de nous-même. Point de femme de ménage de nos péchés envoyé par Dieu... Non. Juste des prophètes et des prophétesses pour traduire aux hommes la Parole de Dieu. Le messie, le vrai messie, est en chacun de nous.

    J'en suis même à cette heure à dire que c'est pour moi une femme, car je suis une femme. En moi, le messie est donc une femme. En toi qui lis ces lignes, ce peut être différent. Suivant ce que tu es...

    En toi. Seulement en toi.

           En nous.

              Là est le salut.

 

 

    Il vient donc un Temps ou se chercher des excuses pour attendre la divine providence est déclaré, par Voix Divine, totalement irresponsable et mauvais.

    Il vient un Temps, en définitive, ou nous devons prendre enfin notre libre-arbitre à coeur, et cesser de le gâcher.

    Mais, comme cela n'a rien d'évident, une vaste multitude mourra... Dieu, qui nous aime, est le premier à le regretter. Il aurait aimé nous voir prendre une autre voie...

    Mais nous n'avons pas écouté Sa Voix.

 

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