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Écrit par Cécile Maréchal   
27-05-2006

Avertissement

    Les vieux dictionnaires recèlent bien des (mauvaises) surprises... Pour qui n'est pas avertit du fait historique du racisme scientifique. Il fut en effet un temps, pas si lointain, ou l'on expliquait sans la moindre gène et au travers de définitions se voulant sérieuses et impartiales, la supériorité de l'homme blanc. Attention, les passages qui vont suivre sont tout simplement, hum. Bien. Tellement vomitifs dans leur concept qu'ils en deviennent ridicules. Cela étant, en ces temps troublés ou même au sommet de la République on en est à prêter crédit et défendre de pures allégations racistes du style de celles éructées par Manuel Valls... O_o;;; Un retour aux prémices de l'étude de l'homme et de ses premières errances s'impose, pour mieux comprendre où l'on en est, d'où on vient et vers quoi l'on tend.

 

Suite à la demande qui m'a été faite, j'ai mis l'intégralité de deux des articles en ligne sous forme de scan, disponible ici .

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Extraits

 

DICTIONNAIRE

 

ILLUSTRE

 

D’HISTOIRE NATURELLE

 

COMPRENANT

 

 

LA BOTANIQUE, LA ZOOLOGIE, L’ANTHROPOLOGIE

 

L’ANATOMIE, LA PHYSIOLOGIE, LA PALEONTOLOGIE, LA MINERALOGIE

 

Avec les APPLICATIONS de ces Sciences

 

A L’AGRICULTURE, A LA MEDECINE ET A L’INDUSTRIE

 

PAR

 

J. PIZZETTA

 

LAUREAT DE L’INSTITUT
___________________

 


 
REVU, CORRIGE ET COMPLETE
 

PAR

 

MARIE GOLDSMITH

 

DOCTEUR ES SCIENCES, CHARGEE DE CONFERENCES A L’ECOLE DES HAUTES ETUDES

 

PRECEDE DE l’INTRODUCTION DE LA 1re EDITION

 

PAR

 

EDMOND PERRIER

 

DE L’ACADEMIE DES SCIENCES, DIRECTEUR DU MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE

 

PREFACE

 

DE

 

LOUIS JOUBIN

 

MEMBRE DE L’INSTITUT, PROFESSEUR AU MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE

 

______

 


 

TROISIEME EDITION

______

 

PARIS

 

LES BEAUX LIVRES POUR TOUS

 

30, rue de Provence



ANGLE FACIAL. Le squelette de la tête est formé de deux parties chez tous les Mammifères : le crâne proprement dit, réceptacle du cerveau, et la face, qui réunit les principaux organes de sens et l’appareil de mastication. Leur développement est en raison inverse et leur situation respective en rapport avec ce développement. Chez l’homme, le crâne est volumineux et placé au- dessus de la face ; chez les animaux quadrupèdes, il se rapetisse et se porte de plus en plus en arrière. Ces deux caractères acquièrent une haute importance pour évaluer le développement du cerveau et, par conséquent, de l’intelligence. Camper, le premier, fit l’application de cette méthode et inventa l’angle facial (...) Le degré d’ouverture de cet angle, en donnant les proportions relatives du crâne et de la face, peut indiquer d’une manière assez exact le développement plus ou moins considérable de l’intelligence chez l’homme et les divers animaux (...) Ainsi dans notre tête européenne, l’angle offre une ouverture d’environ 80 degrés, tandis qu’il est beaucoup moins ouvert et n’offre plus que 70 degrés dans la tête africaine. L’ouverture de l’angle facial diminue à mesure que l’on s’éloigne de plus en plus de l’homme et qu’on descend davantage dans l’échelle animale. L’angle facial est d’environ 80 degrés dans les têtes européennes, de 75 dans les têtes mongoles et de 70 seulement chez les nègres ; chez le gorille, cet angle n’est plus que de 58 degrés. Aujourd’hui, l’étude du crâne forme la base fondamentale des recherches anthropologiques. On ne se contente plus de mesurer l’angle facial, on y ajoute d’autres mensurations, et principalement le cubage de la cavité crânienne (...)Les crânes des Australiens donnent en moyenne 1347 centimètres cubes, ceux des nègres de l’Afrique occidentale 1430, ceux des Chinois 1518, ceux des Parisiens 1558 (...)



HOMME (Homo)(...)

Depuis longtemps, on a agité la question de savoir si les différentes races humaines appartiennent à une seule espèce, où si chaque contrée a eu ses espèces particulières ; (...) « L’homme, dit Buffon, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique, n’est que le même Homme teint de la couleur du climat. » (...) Mais on a opposé de nombreuses objections à cette conception. Toutes les terres situées dans la zone torride ne sont pas comme en Afrique, habitées par des hommes de couleur noir. (...)Quelle distance n’y a-t-il pas du Cafre, grand, bien fait, intelligent, au Hottentot, petit, laid, obtus ; et tous deux cependant vivent depuis des siècles côte à côte (...)

On ne connaît pas assez, actuellement encore, les nombreuses races humaines qui peuplent la terre pour donner à cette question une réponse nette (...) D’autre part, le degré de ressemblance ne peut pas aider à établir s’il s’agit d’une espèce ou de sa subdivision, d’une variété ou d’une race. Aussi les anthropologistes modernes abandonnent-ils généralement la discussion de cette question et se borne-ils à étudier les différents caractères qui diversifient les différents types humains et à les classer.

On étudie principalement la forme du crâne et du nez, la taille, la couleur de la peau, la couleur et la nature des cheveux. La forme du crâne a depuis longtemps attiré l’attention des anthropologistes (...) Camper, généralisant cette observation, établit en principe que le degré de proéminence du front est en rapport avec celui des facultés intellectuelles (...) Ainsi, de 80 à 90 degrés chez l’Européen, l’angle facial n’est plus que de 60 à 75 chez le nègre, de 35 à 40 chez l’orang et devient de plus en plus aigu en descendant l’échelle animale.

En se fondant sur ces divers caractères, différents auteurs ont proposé des classifications très variées des races humaines. Si Linné reconnaissait cinq races humaines :1° l’américaine brune ; 2° l’européenne blanche ; 3° l’asiatique jaune ; 4° l’africaine noire ; 5° la monstrueuse, Cuvier ne considérait dans les variétés de l’espèce humaine, que trois races distinctes : 1° la blanche ou caucasique ; 2° la jaune ou mongolique ; 3° la noire ou éthiopique. Il comprenait dans la race mongolique la variété américaine. Is. Geoffroy Saint-Hilaire admettait quatre races principales : 1° caucasique ; 2° mongolique ; 3° éthiopique ; 4° hottentote. Plus tard Huxley proposait cinq races principales : 1° négroïde ; 2° australoïde ; 3° mongoloïde ; 4° xanthochroïde ; 5° mélanochroïde. Dans la classification de Topinard, le nombre de races est plus grand : dix-neuf. Et dans un des ouvrages les plus récents d’anthropologie et d’ethnographie, J. Deniker propose une classification qui ne compte pas moins de vingt-neuf races (...)

Cependant, les nombreuses races humaines du globe se laissent ramener à un certain nombre de types, qui se distinguent entre eux par le caractère du crâne, la couleur de la peau et la nature et la couleur des cheveux. Cette division n’a pas de base scientifique indiscutable, mais elle est commode et généralement acceptée. On appelle également races ces grandes divisions. Trois races se partagent l’humanité : 1° La race blanche (...) 500 millions d’hommes (...) 2° La race jaune (...) environ 520 millions d’hommes (...) 3° La race noire (...) environ 136 millions d’hommes (...)  « Quelque variées que soient les formes revêtues par l’Homme sous les différents climats, dit Edmond Perrier, on observe entre ces formes tous les intermédiaires possible ; on peut passer de l’une à l’autre par une infinité de transitions insensibles ; certains individus présentent des caractères tellement mixtes qu’on ne peut les rattacher à aucune race définie. Il est donc évident qu’entre les races humaines il n’existe aucune démarcation bien tranchée » (...)

(...) Depuis (...) crâne de Néanderthal : en 1908, la découverte a été faite à La Chapelle-aux-Saints (...) quelques années plus tard (...),à La Quina (...)



EUROPEENNES [ Populations ] (...) La population européenne actuelle se divise en un certain nombre de peuples, dont aucun n’appartient à une seule race : tous présentent un mélange de plusieurs races, dont chacune se retrouve chez les autres peuples. Aussi les ethnographes classent-ils séparément les races et les peuples : les races d’après leurs caractères physiques, les peuples d’après la langue qu'ils parlent.

On distingue en Europe six races principales : deux races blondes et quatre races brunes. Les deux races blondes sont : 1° La race nordique (qui se rencontre surtout dans le nord) ou germanique, de grande taille, dolichocéphale, à cheveux blonds, à yeux clairs, à face allongée avec nez droit. Les représentant de cette race se rencontrent surtout en dans les pays scandinaves, en Angleterre, en Ecosse, en Irlande, dans une partie de l’Allemagne et dans la population allemande des pays baltes. 2° La race orientale ( qui est plus répandue dans l’est de l’Europe), sous-brachycéphale, de taille peu élevée, à cheveux d’un blond cendré, à face carrée, à yeux clairs, à nez souvent retroussé. Ce type est surtout répandu chez les Blancs-Russiens, les Finlandais et les Allemands de la Prusse. – Les quatre races brunes sont : 1° La race ibéro-insulaire (en Espagne et dans certaines îles voisines en partie en France et en Italie), de petite taille, dolichocéphale, à cheveux noirs, souvent bouclés, à yeux très foncés,à peau basanée. 2° La race Cévenole (dont le type est le mieux exprimé dans les Cévennes), répandue en France, mais aussi en Italie, en Suisse, en Moravie, en Pologne. On l’a aussi appelée race occidentale, ou alpine, ou celtique. C’est une race très brachycéphale, de petite taille, trapue, à cheveux et yeux foncés, à la figure arrondie. 3° La race littorale ou atlanto-méditerranéenne (répandue sur tout le pourtour de la Méditerrannée). Elle est de grande taille, mésocéphale, brune. 4° La race adriatique, brune, brachycéphale, de grande taille, ses représentants se trouvent sur les bords de l’Adriatique, mais aussi en France et dans beaucoup d’autres pays : des Polonais, des Petits-Russiens, des Serbes, des Croates, des Slovènes présentent ses traits caractéristiques : cheveux foncés ondulés, yeux foncés, face allongée, teint un peu basané.

(...)

Les peuples qui habitent l’Europe se classent, d’après leur langue, en deux grands groupes : le groupe aryen, ou indo-européen, et le groupe anaryen.

Le groupe aryen comprend trois grandes familles et trois familles plus petites ; les grandes familles sont les Latins, les Germains et les Slaves ; les petites, les Helléno-Illyriens, les Celtes et les Letto-Lithuaniens, tous d’ailleurs très mélangés au point de vue de la race.

1° Les peuples latins sont tous ceux dont la langue dérive du latin ; ils habitent surtout le sud-ouest de l’Europe ; ce sont les Français, les Espagnols, les Portugais, les Italiens, les Roumains. On trouve parmi eux des représentants de toutes les races décrites ci-dessus comme races brunes et aussi d’une race secondaire mélangée, à cheveux et à yeux plus clairs ;

2° Les peuples germaniques comprennent les Allemands, les Anglais, les Hollandais, les Suédois, les Norvégiens, les Danois ; les langues qui les caractérisent sont l’allemand, avec ses différents dialectes (dont un a fourni la langue flamande ou hollandaise), l’anglais (qui est un mélange d’un dialecte allemand et de la langue des conquérants normands du XIe siècle, se rapprochant de la langue française) les langues scandinaves. Ces peuples sont aussi mélangés que les peuples latins, à l’exception des Scandinaves, qui appartiennent en grande majorité à la race Nordique. Les Allemands en particulier, offrent un mélange de trois races au moins.

3° Les peuples slaves se divisent en trois groupes : le groupe oriental (Grands-Russiens, Ukrainiens, Blancs-Russiens), le groupe occidental (Polonais, Tchèques, Slovaques) et le groupe méridional (Serbo-Croates, Bulgares). Ici aussi, il y a mélange de plusieurs races, presque de toutes celles qui existent en Europe

(...) et les peuples parlant les langues celtiques : les Ecossais, les Irlandais, les Bretons

Le groupe des peuples anaryens en Europe comprend : 1° les Basques, habitant la région pyrénéenne, dans le sud de la France et de l’autre côté de la frontière espagnole ; 2° les Finno-hongriens, auxquels appartiennent les Finnois et les Hongrois, les Lapons, les Samoïedes, et certaines peuplades de l’est de la Russie et de la Sibérie (Votiaks, Permiaks, Tcheremisses, etc.) ; 3° les Caucasiens (...) ;  les Juifs ; les Turcs ; 6° les Mongols (...)



ARABES (anciennement Adites et Ismaélites) Les Arabes représentent à eux seuls aujourd’hui, avec les Juifs, le type sémite, auquel on rattache les anciens Assyriens, Phéniciens, Carthaginois. Le type arabe est un des plus beaux du monde (...) Il ne faut pas confondre, comme on le fait souvent, les Arabes avec les Berbères et les Kabyles….





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