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Soupir du jour... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marwina   
04-01-2014

 De la blancheur de peau du «bon juif» et du racisme qui en découle

 

Voici, Ô Twitter! Mon facepalm du jour. Obtenu grace au journal Le Monde, qui donne à l'occasion dans des titres on ne peut plus odieux. Mine de rien...

 tweets avec screen d'un article Bon, trève de plaisanterie.

Oui, l'antisémitisme est une forme de racisme, parce que les juifs sont un peuple qui a été racisé: c'est à dire qu'ils ont étés considérés comme une race à part entière.

De la même manière que les musulmans peuvent êtres considérés par les racistes comme une race, tant bien qu'ils soient un ensemble de croyants d'une religion présente sur tous les continents. Donc nécessairement à travers un panel de culture aussi varié que possible. Comme les juifs, en fait. Etc.

Cette racialisation des religions est possible très simplement parce que les races n'existent pas autrement que comme construction fictive visant à classer les individus dans des cases arbitraires déterminées. La case "religion musulmane" est aussi arbitraire que la case "bronzé toute l'année", que la case "juif", que la case "de couleur de peau noire", etc etc.

Mais, pour autant, la racialisation n'est pas un phénomène qui touche toutes les particulatités : pour parler de racialisation, il faut que le groupe d'individus stigmatisés de manière arbitraire le soit: 1° en rapport à la norme blanche chrétienne occidentale (c'est à dire par comparaison avec ceux qui ont inventé le concept fumeux de race et se sont autoproclamés suppérieurs aux autres ) et 2° subisse des pressions, des discriminations, des persécutions, aujourd'hui comme par le passé. Ce qui est le cas des juifs, des musulmans, des personnes qui ne sont pas nés avec la peau de couleur blanche. Il existe donc deux axes au racisme: la couleur de peau ET la religion. Ces deux axes peuvent se combiner. Et ils le font.

Croire qu'un juif perd son privilège blanc en temps que blanc parce qu'il est juif, c'est faux et c'est mélanger des choux et des lampadaires électriques. Il n'y a pas de physique "juif", seulement des attributs vestimentaires que l'on peut choisir de porter ou pas. Un juif blanc peut passer pour un goy s'il le désire. Un juif d'une autre couleur de peau ne pourra jamais passer pour un blanc (goy ou pas), même s'il le désire de toutes ses forces. Il ne bénéficiera jamais du privilège blanc. Jamais.

Quand à croire que l'antisémitisme ne frappe que les juifs dont la peau est de couleur blanche, cela relève carrément de la connerie élevée au plus haut point possible.

À moins que la thèse ne soit vétitablement que seules les personnes de couleur blanche sont dignes d'êtres considérés comme juives le cas échéant, mais je pense que si c'est cela je ne vais même pas commenter.

Plus vraisemblablement, je pense que l'auteur, un mâle blanc cis, a tout simplement oublié que l'on pouvait être à la fois juif et d'une autre couleur de peau que sa petite norme étriquée: à savoir, le blanc. TAH-DAH! Et, voyez-vous, c'est ça aussi le privilège blanc: être considéré comme une norme tellement évidente et entendue par tous que l'on en vient très naturellement à oublier qu'il existe d'autres couleurs de peau que celle-ci. Le plus naturellement du monde. Parce que, très simplement, pour l'auteur, les autres couleurs de peau sont concrtement accessoires et n'ont pas tant d'importance que la couleur de peau blanche. Non qu'il le pense raisonablement, il n'a simplement pas réfléchit du tout à la question: c'est ballot pour un philosophe.

Ce pourquoi il arrive à faire, sans se rendre compte de l'énormité de son propos, ce parallèle absurde entre racisme anti-blanc et antisémitisme.

 

Edit du soir

Je ne l'avais pas relevé mais un de mes amis l'a fait pour moi sur Face de Bouk:

 Cette remarque est parfaitement exacte. Les peuples sémites comprennent les juifs, certes, mais égallement un certain nombre d'autresgroupes comme par exemple les Palestiniens. Etc. Etc. Etc. Réduire le mot "antisémite" au seul rejet des juifs, comme cela est souvent fait: par exemple dans l'article de Bruckner que je commentais, commétant du coup la même erreure, consite en un glissement de sens. Un glissement de sens tellement courrant qu'il parrait la norme mais voila: cela reste un glissement de sens.

 

 

 

 
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