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"Pagans" Partie I
conformisme & idées reçues
Écrit par Marwina   
15-11-2013

Cette suite de billets a été écrite suite à l'intervention de Brasiers&Cerisiers sur la question des moqueries visant spécifiquement les pagans, que vous pouvez lire ici .

 

 

"Pagans" * Partie I

 

 

Tout d'abord, il faut savoir que je m'exprime en temps qu'assimilée "pagan" bien que cette étiquette me déplaise. Mais, en temps que professionnelle du monde de l'occulte, il est illusoire d'espérer y couper. Que je le veuille ou non, je suis donc une "pagan" pour la plupart de mes contemporains. Je dis « la plupart » parce que les collègues font parfois exception, comme je ne suis pas la seule à trouver cette étiquette absurde je ne suis pas la seule à la dénoncer dans la profession.

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Novembre 2013
Editorial
Écrit par Marwina   
15-11-2013

Je me réveille doucement après une longue et troublante nuit sans rêves. Du temps à passé, sans que je ne m'en rende véritablement compte. Mes dernières publications, c'est à dire ma dernière tentative de ressusciter AvantiPopulo, remontent déjà à deux ans en arrière. On ne retrouve pas l'envie d'écrire comme on retrouve ses clés.

 

De retour donc, au moins pour le moment. Plein de découvertes, plein de lectures intéressantes, plein de choses à partager et même du temps pour le faire. Ne manquait plus que le plaisir de s'y atteler. Je suis sur ma voie... Alors.

J'ai réalisé il y a peu combien la capacité à éprouver des sentiments pouvait être liée à celle de créer, en tous cas chez moi. Cela s'est passé d'une manière inattendue, comme souvent les grandes révélations du type "oh, l'eau chaude existe!" Me voilà à présent nantie d'un petit conte moderne.

 

Figurez-vous que, d'une manière ou d'une autre, j'ai perdu la capacité d'éprouver de la colère vers mes 14 ou 15 ans. Juste la colère: c'est à dire qu'il n'était pas possible de me fâcher. Je pouvais être triste, inquiète, indignée, choquée mais pas "en colère", enfin: pas pour des raisons personnelles. C'est un peu compliqué à expliciter clairement, mais disons donc que globalement, si je pouvais m'indigner du mal qui était fait à des personnes autour de moi, y compris à de parfaits inconnus, le mal qui m'était infligé m'indifférait. Il m'importait de comprendre les raisons et les sentiments des personnes qui m'attaquaient, afin de m'en préserver à l'avenir, mais si je pouvais être triste, déçue, désappointée je n'étais pas ni fâchée ni en colère. Je n'étais pas fâchée. Je pardonnais sans rancœur. Très rapidement. Parfois je coupais les ponts pour me protéger, l'indifférence face à ce qui pouvait m'arriver sur le moment ne signifiant en rien le souhait de revivre en boucle les scènes.

 

Et puis il y eut ce jour ou une amie, qui ne me connaît que très mal, s'est fendue de propos FAF sur son Facebook. Ça à commencé par une prétendue citation de Coluche, redorant le blason du fameux slogan "la France Aux Français" dont les "FAFs" tirent leur surnom, qui est tout simplement l'acronyme de ce slogan, rappelons le. Je lui ai fait remarqué, plutôt sèchement, enfin: comme une anti-FAF qui s'assume. Elle est partie dans des délires et des circonvolutions pour m'expliquer qu'elle n'était pas raciste ni FAF ni rien mais que quand même il y avait trop d'étrangers en France et blah et blah et blah. J'ai vu rouge. Parce qu'il y a des limites... J'ai répondu poliment, mais de manière encore plus acerbe. C'est parti en sucette et ça à fini par des messages de gens qui croyaient avoir à m'ouvrir les yeux sur le ton résolument cassant et froid que j'employais dans mes réponses. Moi? Un ton cassant et froid? Envers quelqu'un qui me ressort toute la ribambelle du blah blah raciste des FAFs ordinaires? Incroyable.

À ce moment là, je n'étais pas encore fâchée contre elle, mais indignée.

 

Je me suis sentie un peu sale d'avoir dans mon entourage quelqu'un capable d'écrire sans en mesurer la portée ce genre de propos racistes. Ce d'autant plus que c'était plus une confirmation de quelque chose que je craignais sans trop oser y croire qu'une déception. J'avais une amie raciste. Raciste honteuse, non assumée, le genre qui a un ami noir ou arabe ou jaune ou bleu ou bref. Mais raciste quand même.

 

Elle a supprimé son statut (une bonne chose) et, de tout l'échange que nous avons eu, elle n'a retenu qu'une seule phrase: "on a les références que l'on mérite". En l'occurrence, les FAFs, comme référence, on fait effectivement mieux. Cette phrase l'a particulièrement blessé, j'avoue que je n'ai pas très bien compris pourquoi. Sinon le fait qu'elle résumait assez bien tout ce que je pensais de son attitude: quand on cite des propos FAFs en niant leur portée raciste et l'idéologie qu'ils sous-tendent, on banalise ces propos, et quand on banalise ces propos, on banalise l'idéologie qui y est indissociablement liée. Je suis moins dégoûtée par un FAFs assumé, qui passera pour tel à juste titre et sera rejeté comme tel, que par cette attitude hypocrite et inconséquente.

Dégoût, donc, et non colère. Je n'exagère pas lorsque je dis que je me suis sentie salie par ces propos. Je sais qu'un certain nombre parmi ceux qui liront ces lignes me comprennent parfaitement.

 

Comme elle avait l'habitude de ne jamais me voir en colère contre rien, comme elle m'avait vu passer sur des événements et pardonner des choses qui lui paraissaient énormes, elle ne s'est pas dit un seul instant que je pouvais être dans un état d'indignation avancé. Elle, par contre, était en colère contre moi. Elle m'a écrit un message en privé pour me dire toute sa colère.

Fouya! Comme disait ma trisaïeule.

 

Et voilà. J'ai lu ce message et, pour la première fois depuis l'an de grâce 1996, je suis entrée dans une colère noire contre quelqu'un. Je ne dirais pas que cela fait du bien, j'ai été mal, très très mal, pendant plusieurs semaines. J'ai redécouvert ce sentiment, ainsi que l'envie de destruction qui l'accompagne.

Fort heureusement pour mon amie, j'avais sous le coude une ébauche assez complète de réponse dans mes brouillons, écrite il y a plusieurs mois. J'ai rajouté quelques paragraphes en imitant le ton posé et placide de ce début de lettre. J'ai ainsi obtenu quelque chose d'autre qu'un pugilat absolu la mettant plus bas que terre, ce qui est sensiblement mieux pour tout le monde.

 

Et puis j'ai eu envie de peindre.

Et puis j'ai eu envie de dessiner.

Et puis j'ai eu envie d'écrire.

 

Ça m'a fait tout drôle...

Et c'est là que j'ai compris que l'on ne pouvait pas éprouver l'envie de créer si l'on était incapable d'éprouver celle de détruire. C'est à dire la colère, très simplement.

 

 

 

 


 

 
Politique du site AvantiPopulo
La boite à valise - contacts
Écrit par Marwina   
15-11-2013

Pourquoi je n'autorise pas les commentaires sur AvantiPopulo?

 

Depuis que ce site à été crée, il n'y a jamais eu de possibilité de commenter les articles sur AvantiPopulo. La mise en place de commentaires ne serait pas un défi si compliqué, cependant je ne l'ai jamais fait et je dois avouer que je ne le regrette pas. Pourquoi? Très simplement parce que je lis pas mal de blogs féministes, que je lis les commentaires qu'ils récoltent, et que, définitivement: il y a tout un panel de réactions que je ne veux pas avoir à gérer. Les pro-viol et les victimshameurs : non. Les anti-féministes : non. Les FAFs et ceux qui les excusent : non plus. Etc.

 

J'ai songé un moment à changer mon fusil d'épaule en adoptant la technique elfique , que je trouve efficace et justifiée. (Je link vers son blog très simplement parce que je trouve qu'elle exprime très bien la problématique à laquelle elle a du faire face et les raisons de son changement de politique au niveau de la gestion des commentaires. Elle n'est évidemment pas la seule à modérer les commentaires de son blog, en vérité la majeure partie des blogs traitant des questions féministes sont obligées de se protéger de la sorte.)

Puis je me suis souvenue que modérer à priori les commentaires exigeait qu'on les lise, tous, or mon problème est justement de ne pas avoir à lire des horreurs. Du coup... Bhah... Trololo en fait.

 

Voilà pourquoi je préfère encourager les réponses par billets de blog interposés. D'ailleurs, j'ai remarqué que les personnes qui commentaient intelligemment sur les blogs féministes avaient très souvent leur propre blog, ou au moins un compte sur quelque réseau social. Publier une réponse est donc rarement un problème. Et même, dans le pire des cas, j'ai un forum et nous pouvons nous y retrouver pour discuter et débattre. Quand vous voulez. Il suffit de s'inscrire et ce n'est pas plus complexe que ce que j'aurais exigé comme conditions pour commenter sur mon site si j'avais mis en place un système de commentaires. Sinon, il y a tweeter . Ça marche pour les réactions courtes. Ça marche pour me tweeter vos liens vers vos réactions. Telle est la grande magie du web. Chouette, n'est-il pas?

 

Je pense qu'encourager les réponses par billets de blog interposé devrait me permettre de limiter grandement les réactions débiles et irréfléchies de ceux qui sont en premier lieu visé par cette politique protectionniste. Pour les autres, disons que j'aime l'idée de donner prétexte à des gens d'écrire un billet complet et argumenté, même sur un point de détail, plutôt qu'un simple commentaire: qui ne dira pas tout, qui aura peur d'être trop long, trop développé ou quoi, qui n'aura pas forcément le même degré de liberté quand à la mise en forme, l'illustration, les liens. Etc

 

Si vous me faites une de ces réponses construites et argumentés que l'on prend plaisir à lire (même lorsque l'on est en désaccord) les probabilités sont fortes que j'édite le billet concerné pour ajouter un lien vers votre réaction. Et éventuellement, j'y répondrais par un nouveau billet. ;)

 

Si vous avez la flemme ou pas le temps, je peux attendre que vous le preniez ou que vous trouviez quelque chose à répondre de suffisamment important à vos yeux pour vaincre la flemme de réagir sur votre propre espace perso.

 

Par contre, si vous êtes du genre pro-FAF ou pro-viol entêté et que vous vous plaisez à me faire une réponse débile par ce biais, je vous shamerais sans pitié. Si vous dépassez les bornes qu'autorise la loi, ce sera pire. Je tiens à ce propos à préciser que je ne plaisante pas avec les menaces de quelque nature que ce soit, c'est dépôt de plainte direct. Ne vous amusez jamais à me menacer. Je rappelle à toutes fins utiles que les messages enregistrés sur répondeur peuvent servir dans les cas de procédure judiciaires, dans la mesure ou le fait de laisser un message ne peut se faire sans savoir qu'il s'agit d'un enregistrement. Je rappelle également que les textos, les courriels et les sites internet sont traçables.

 

Voilà voilà...

 

 

 

 
Accueil statique
Index
Écrit par Marwina   
15-11-2013

 

Thé

 


Si vous voulez rejoindre ma secte, c'est possible! Et parfaitement gratuit.

 Les conditions d'adhésion sont les suivantes:

- Je n'accepte que les gauchistes droit-de-l'homistes de la bien-pensence post-moderne (adeptes de la bien-pensence quantique tolérés).

- La compatibilité d'humeur avec l'analyse féministe intersectionnelle est un pré-requis indispensable (si vous ne savez pas ce que c'est, cliquez sur le lien, lisez, cliquez sur les liens données, lisez encore, méditez, voilà).

- Des capacités d'humour et d'autodérision sont un plus.

 

Sauf qu'en fait ce n'est pas une secte, juste un site internet avec des articles sans grandes prétentions sur l'actualité, le féminisme, les choses de la vie et l'économie, la politique aussi. Mis à jour de manière aléatoire, mais vous pouvez me suivre sur tweeter ou me retrouver sur le forum Sarkostique. Les billets que je poste sont completement persos et n'engagent que moi, sauf mention du contraire.

Il n'y a pas de possibilité de commenter sur ce site, parce que fraise . Si vous désirez réagir, je prends les réponses longues et construites uniquement: il faut écrire, publier ça sur votre propre blog ou autre, et me tweeter le lien @Lady_Marwina . Ou alors inscrivez-vous sur Sarkostique et on en débat, les forums politiques c'est fait pour.

Sinon, j'ai crée une page Facebook Coin-Coin La Riflette

Bisous!

Lady Marwina

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Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
Citoyens
Écrit par Sarkostique   
11-12-2011
Cette lettre est un texte collectif rédigé par une équipe du forum Sarkostique, dont je suis l'une des modératrice et signataires de la lettre.
Forum Sarkozy
 
 
     Monsieur Sarkozy,

   Je vous écris suite à l'annonce par vos soins de la création de 7 heures par semaine de travail obligatoire pour les allocataires du RSA, et de votre discours à l'occasion de cette annonce, des extraits ayant été publiés dans le nouvel observateur, la tribune, et j'en suis sûre bien d'autres médias.
Je ne peux pas dire que votre discours est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, il faudrait que le vase soit aussi grand que les réserves d'eau de la planète.
Votre discours qui alterne contre-vérités et mépris du peuple fait qu'aujourd'hui je m'adresse directement à vous, afin d'exprimer ce que votre politique m'inspire.

   Je fais partie d'un petit groupe de citoyens, qui, comme tant d'autres, suit votre action et la politique que vous impulsez, d'abord comme ministre de l'intérieur depuis novembre 2006, puis comme président de la République en mai 2007.

   Cette politique est la destruction totale et massive des acquis sociaux du Comité National de la Résistance dont vous galvaudez le nom régulièrement. C'est la redistribution des richesses vers les gens qui n'en ont pas besoin pour vivre, avec comme conséquence à terme la faillite du pays, faillite que vous feignez de ne pas voir arriver. Et je ne parle pas d'un arrêt de paiement de la dette, votre « principale préoccupation », mais bien d'un arrêt quasi total de l'économie... Parce que, Monsieur Sarkozy, ceux que vous oubliez régulièrement ou ceux dont vous n'avez cure, ce sont les citoyens à revenus modestes de ce pays. Ce sont aussi la majorité des clients des entreprises que vous glorifiez... Je vais faire simple, puisqu'il paraît qu'il faut « parler aux français avec des mots simples »
   Les pauvres n'ont plus d'argent, ils ne consomment plus, les entreprises font faillite. L'argent doit circuler dans une économie, Monsieur Sarkozy, c'est ça qui crée de la croissance et des emplois.Mettez l'argent sur des comptes où il ne sert à rien, vous mettez un pays en faillite. C'est de l'économie de base, il suffit d'avoir validé sa seconde pour savoir ça. Bien sûr, les personnes qui vous conseillent et vous même se fichent comme d'une guigne des citoyens du pays et même de la faillite du pays lui même.
       Je suppose que c'est parce que vous êtes persuadé que les contribuables vont payer encore et encore et encore. Mais ce n'est pas le cas. Peu importe le moment, il y aura un moment où il y aura une taxe ou une mesure de trop, et où les citoyens diront « non ». Sauf si vous n'êtes pas ré-élu et que quelqu'un d'autre propose enfin une politique décente à la France.

   Revenons à ce discours contre la fraude qui personnifie toute votre politique nauséabonde. S'il y a bien un discours qui doit faire se lever en hurlant, c'est celui là. Reprenons en les points phares :

« Voler la sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les français ».
Je suis d'accord avec vous, l'Etat qui ne reverse pas aux comptes de la sécurité sociale les taxes qui ont été créées pour son financement, comme celles sur le tabac et les alcools, c'est du vol. Que cette action crée en plus un « trou de la sécu » qu'on peut exploiter à loisir pour mener une politique de déremboursement des médicaments, hausse du forfait hospitalier, franchise de un euro déremboursé par consultation, et j'en passe... Faire payer à tous ceux qui consultent et donc à une majeure partie de personne à bas revenus, l'euro de hausse des consultations de médecins, qui ne sont pas vraiment une catégorie à bas revenus, c'est très fort.

« La fraude, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l'esprit de 1945. C'est la fraude qui mine les fondements même de (la) République sociale »
Décidément, l'esprit de 1945, ça revient souvent. Est-ce un embryon de mauvaise conscience qui vous fait répéter sans cesse cette expression ? La plus terrible et la plus insidieuse trahison de l'esprit de 45, c'est d'utiliser cette expression alors qu'on détruit tout ce qui a fait 45.
Des exemples ? Mais à votre service.
Le durcissement de la justice des mineurs, c'est vous (ordonnance de 45).
Commencer à évaluer les enfants dès trois ans, votre idée (pas encore en place, mais ça, ce n'est pas grâce à vous).
La tentative de dépouiller le juge des enfants de sa spécificité, c'est encore vous.
Enfin, la destruction de la sécurité sociale que j'ai évoqué plus haut, obligeant les français à se soigner en fonction de leurs moyens et non plus en fonction de leurs besoins.

Parler du CNR quand on applique le programme de Denis Kessler, c'est fort de café.

« Voulons-nous d'un système de sécurité sociale qui ne serait qu'un guichet auquel chacun pourrait se servir comme bon lui semble ? »
Parfois, je me demande à quel point l'inconscient intervient dans vos discours. Bien sûr que vous ne voulez pas d'un système de sécurité sociale qui ne serait qu'un guichet auquel chacun pourrait se servir comme bon lui semble... Vous l'avez déjà !!! Mais vous, ce n'est pas juste la sécurité sociale..
Vous vous êtes auto-augmenté à partir d'un salaire qui est déjà indécent.
Vous avez dépensé 180 millions pour la rénovation non nécessaire d'un avion.
Vos trop fréquents déplacements sont ruineux pour la France tant le nombre de gardes du corps et forces de l'ordre mobilisées pour préparer votre venue est important...
Vous convoquez des conseils de ministres où les ministres voyagent en train mais font venir leurs voitures par la route !! 
Vous souhaitiez placer votre fils à la tête de l'EPAD !
Bien entendu, ce ne sont là que quelques exemples. La République est votre guichet, Monsieur Sarkozy, le vôtre et celui de vos subordonnés, rien d'étonnant à ce que vous souhaitiez que ce guichet soit chasse gardée... Si je devais lister ici les dépenses inutiles de votre gouvernement, votre majorité et vous même, je n'aurai pas assez de papier...
J'ai beaucoup ri en apprenant qu'on gelait votre salaire. Comment peut-on croire une seule seconde que c'est une mesure qui va convaincre qui que ce soit ? Le salaire des fonctionnaire est gelé depuis deux ans, vous n'avez pas donné de coup de pouce au SMIC, et vous espérez montrer votre « courage » en ne touchant qu'environ 20 000 euros par mois ?

« Le mot +devoir+ n'est pas un gros mot, c'est la contrepartie des droits ».
Ah ça.... Si seulement vous aviez une petite idée de ce que ça veut dire, au lieu de prendre la République pour un paillasson et un tiroir caisse... J'ai une autre citation pour vous « A grand pouvoir grandes responsabilités », mais vous ne devez pas la connaître non plus, ni en mesurer la portée. Les Français que je connais, Monsieur Sarkozy, remplissent bien plus leur devoir que vous ne remplissez le vôtre, qui est d'être au service du peuple et de gouverner le pays en « bon père de famille ». La plupart cherchent désespérément un emploi, ou bien travaillent, généralement sous payés. Quelle que soit la situation ils y mettent le maximum de leurs possibilités, de leurs efforts, jusqu'à en mourir parfois (les suicides au travail).

       Vous avez tenté de faire passer une quatrième journée de carence pour les arrêts maladie.
Avez vous une seule idée de la souffrance au travail de certaines personnes et du nombre de personnes qui devraient être arrêtées et qui ne s'arrêtent pas ? Parce qu'elles ne veulent pas laisser tomber leur travail d'abord, parce qu'elles n'en ont pas les moyens ensuite ?
Notez bien, Monsieur Sarkozy:
D'abord parce qu'elles ne veulent pas laisser tomber leur travail. Parce que ces personnes ont le sens du devoir, justement.
         J'aimerais également savoir ce qu'est un arrêt maladie « frauduleux ». Surtout en sachant que 80% des fraudes à l'assurance maladie sont le fait de professionnels de santé...pour bien plus d'argent que les salariés.
Parce que généralement, Monsieur Sarkozy, un salarié n'abandonne pas de gaieté de coeur 40% de son salaire juste pour le plaisir de tondre sa pelouse... Je sais, vous, 40 % de salaire en moins, ça fait toujours plus de 10 SMIC par mois. Donc pas de quoi s'inquiéter. Ca peut paraître fou vu d'en haut, mais les gueux ont besoin de l'entièreté de leur salaire pour vivre (ils ont des loyers à payer, pas d'indemnité de représentation pour la nourriture et tout un tas d'autres aléas...)

   Accessoirement, cette mesure sera inefficace et encore une fois (mais y a-t-on échappé une seule fois en cette mandature !!), aura des conséquences que vous n'avez jamais envisagées ou dont vous vous gaussez éperdument. Les gens n'auront peut être plus d'arrêt courts, qui ne sont pas des arrêts de confort mais bien des arrêts nécessaires à la récupération d'un corps malmené. Par contre, quand ils craqueront, ils auront des arrêts. Longs. Beaucoup plus longs que s'ils avaient pu se reposer quand c'était nécessaire. Mais ce n'est pas grave, n'est ce pas, alea jacta est, après tout.

« Il n'y avait pas d'autre solution que de réformer la retraite » (je résume)
Mais si, Monsieur Sarkozy, il y avait d'autres solutions...
1 – Aller chercher l'argent là où il se trouve, dans les poches des personnes riches et sur les transactions financières. Avec les dents, peut être. Comme la croissance que vous n'avez pas réussi à attraper.
2 – Suivre votre pays modèle, l'Allemagne. Sur la durée de cotisation, qui est de 35 ans. Chose qu'on omet bien sûr de préciser dans les discours « En Allemagne les gens partent à 67 ans ». Vous n'avez pas juste relevé l'âge du départ en retraite à taux plein à 62 ans. Non, en allongeant la durée de cotisation, vous vous êtes consciemment assuré que la majorité des français qui commençent actuellement à travailler après 20 ans, et surtout connaissent à un moment donné le chômage, ne partiront pas à 62 ans.
    D'un côté vous gémissez sur les résultats de la France en matière recherche et d'éducation (alors que proportions gardées, ils sont plutôt extraordinaires vu les moyens donnés à l'éducation et la recherche actuellement), de l'autre vous instaurez 42 ans de cotisation.
C'est incompatible. Si si, en reprenant calmement, les maths, tout simplement.
Autant dire carrément que vous souhaitez que toutes les formations s'arrêtent à bac+2 et que les élèves en difficulté scolaire n'aient aucune chance de se rattraper, s'ils ont trébuché dans leur parcours scolaire. Ca s'appelle faire face aux conséquences de ses paroles.

« Trop longtemps, il fut de bon ton dans certains milieux de nier la fraude ».
Tout à fait.
Alors que maintenant, vous la déclamez, vous reconnaissez sa présence avec emphase...tout en pointant du doigt ceux qui ne sont responsables que de 15% de la fraude sociale au maximum.
Oui, Monsieur Sarkozy, il y a deux types de fraudes.
La fraude aux allocations, toutes allocations confondues, qui est estimée entre 2 et 3 milliards d'euros. Sachant qu'une erreur de la CAF (et elle peut en faire, nul n'est infaillible) est considérée comme une fraude, on peut se poser la question de la valeur de cette estimation. Et cette fraude est à 90% récupérée par les caisses.
La fraude aux prélèvements, c'est à dire celle des patrons (ceux qui se lèvent tôt, les entrepreneurs, le dynamisme de la France, je reprends votre discours), est estimée entre 8 et 15 milliards d'euros. Quatre fois plus. Dont quel montant est "récupéré" ? J'aimerai bien le savoir...
Et que fait-on ? On diminue les moyens des inspecteurs du travail, ils risquent leur vie, se font tuer pour certains. Et...on renforce les contrôles sur les allocataires sociaux.

J'en viens enfin à la pire phrase, selon moi, de votre discours, même si elle est enrobée de bonnes paroles. La phrase que vous utilisez pour justifier (à vos yeux peut être) l'annonce de 7 heures de travail obligatoire pour les allocataires du RSA.

   « On n'a pas de dignité quand on ne peut survivre qu'en tendant la main. »
Après avoir lu cette phrase, je sais que je n'ai pas d'anévrisme au cerveau parce qu'il aurait sûrement explosé au moment où je mesurais la portée de la phrase...
1 – Vous assimilez le RSA à la mendicité : C'est ignoble.
La France est un pays riche, très riche (plus de millionnaires que les autres pays d'Europe). La France peut donc largement se permettre d'aider les personnes en difficulté, quelles qu'elles soient. Quand on sait que toutes les personnes ayant droit au RSA ne le demandent pas, quand on sait qu'elles font tout pour se débrouiller par elles mêmes et que la majorité ont travaillé, dans de mauvaises conditions la plupart du temps... Quand on sait que c'est un chômage structurel de masse organisé de par les conditions de travail qui fait que les personnes se retrouvent au RSA... On n'assimile pas ça à de la mendicité. Le RSA est un droit, et les personnes au RSA continuent de payer des impôts tous les jours avec la TVA, alors ce n'est pas de la mendicité, c'est un juste retour des choses.

2 – Que savez vous exactement de la situation de « tendre la main » ?
Fils d'avocate et petit fils de chirurgien, élevé dans un hôtel particulier, vous avez toujours connu une situation aisée.
Les mots « fin de mois difficile » n'ont aucun sens pour vous. Je vais encore une fois faire simple. Votre salaire mensuel, c'est 47 RSA mensuels (RSA amputé du « forfait logement », soit ce que touchent la majorité des allocataires), ou quasiment 4 RSA annuels. Vous touchez en un mois quasiment 4 ans de RSA, et je me base sur votre salaire de 2008, et je ne prends pas en compte tous les autres avantages qui transforment votre salaire en argent de poche.
Vous avez travaillé un mois chez un fleuriste, terrible ! Il y a quoi...30 ans ? C'est sans doute l'une des seules fois où vous avez approché le monde du travail sans pince à linge sur le nez... Vous prônez la valeur travail, mais vous n'avez aucune idée de ce qu'est un travail pénible.
Ce n'est pas le travail qui pose problème, Monsieur Sarkozy. Simplement, le travail des gens inclut leurs conditions de travail. Et leurs conditions de vie, aussi. Quand on fait un travail alimentaire, qu'on a des heures de transport dans la journée, qu'en rentrant il faut s'occuper des courses, du ménage, de la vaisselle, de faire à manger, le linge, etc... Ca fatigue. Sans parler bien sûr pour beaucoup de salariés le fait d'être subordonné à une personne qui peut faire de votre vie un enfer (et/ou vous licencier, les deux possibilités n'étant pas mutuellement exclusives...)
Ne parlons pas des salaires misérables pour la plus grande partie de la population, ce qui n'incite pas à se lever le matin. Alors évidement, quand on se lève, que le petit déjeuner est prêt, que le costume est repassé, que les sanitaires fonctionnent, qu'on sait qu'on n'aura absolument rien à faire côté intendance, qu'on est transporté par chauffeur, qu'on est payé de façon indécente et qu'on fait un travail qu'on aime, là, ça change à peu près tout.
On peut bien sûr fanfaronner sur la « valeur travail » et le fait de travailler « 70 heures par semaine », ou autre. En oubliant que certains travaillent autant sinon plus, pour beaucoup moins. Mais je m'égare...

3 – Parlons de dignité maintenant.
La dignité, c'est autant le respect de soi que le respect qui nous est accordé par les autres, par leur attitude.
En fustigeant les allocataires du RSA et tous les allocataires, vous attentez à leur dignité.
En faisant de la fraude un thème de campagne et en pointant régulièrement les allocataires, en prenant des mesures uniquement dirigées contre eux, vous attentez à leur dignité.
Vous suggérez que derrière tout allocataire se cache un potentiel fraudeur... Plus que ça, vous suggérez que les fraudeurs (prenons ceux qui fraudent réellement, pas les pauvres bougres qui perçoivent indûment 200 euros et qui après l'avoir signalé, se font traiter de fraudeurs) le font uniquement dans le but de gruger l'Etat. Vous oubliez, sans doute parce que ça ne vous a jamais effleuré, que parfois nécessité fait loi, et que la majorité des gens, s'ils n'étaient pas confrontés à des situations dramatiques et des procédures administratives ubuesques, ne frauderaient pas.
Pour rendre la dignité aux allocataires, il faudrait déjà arrêter de les fustiger en permanence et leur donner l'impression qu'ils volent leur allocation même lorsqu'ils y ont droit. Ensuite, faire en sorte qu'ils puissent trouver un travail décent, là serait la réelle mesure.
Ce n'est pas rendre sa dignité à quelqu'un que de lui imposer 7 heures de travail par semaine à un salaire inférieur au SMIC (pour la valeur qu'on s'accorde, intéressant...). Ce n'est pas rendre sa dignité à quelqu'un que de lui imposer un travail qui sera probablement ennuyeux et désespérant (les emplois qui ne le sont pas sont déjà pourvus, rappelez vous, 4 millions de chômeurs, quand même...). Ce n'est pas rendre sa dignité à quelqu'un que de l'utiliser pour finalement ne pas engager ou licencier quelqu'un d'autre... Oui, 7*5=35, 5 allocataires RSA= un emploi qui ne coûte pas cher, le calcul est facile.

La seule chose que je vous accorde, c'est que vous avez utilisé le mot « survivre ». C'est bien ça. Au RSA, dont le montant mensuel ne paie même pas un de vos déjeuners, on survit. A peine. On se désocialise. On s'en sort rarement. Et vu la gestion du pays, le nombre d'allocataires ne risque pas de baisser.

En conclusion, Monsieur Sarkozy, cessez de croire que votre discours a un sens, à part pour ceux qui n'ont jamais connu la difficulté, ceux qui ont toujours eu un salaire élevé, ceux qui comme vous n'ont pas la plus petite idée de ce que veut dire « difficulté financière » ou « impossibilité de retrouver un emploi ».

Ou alors, faites quelque chose de réellement « courageux » cette fois. Relevez un défi.

Sur un an tentez de vivre avec le RSA pour seul revenu et aucun des avantages auxquels vous êtes accoutumé.  

Sarkostiquement Vôtre,

Val, raja, timbur, Lady Marwina, reveillonsnous, sarkome, cervesia, rébus, sarkonique.
 
lettre ouverte à Sarkozy

 
La guerre numérique
Internet
Écrit par Marwina   
09-11-2011

A force de jouer avec le feu, ils ont fini par l'avoir, leur guerre numérique . Elle fut déclarée, c'est le moins, un 5 novembre... Par la publication sur Internet d'un fichier de données personelles pirétés comprenant les coordonénes privées ainsi que pas mal d'informations concernant des politiciens de l'UMP et en particulier les députés.

Je doute fortement que cela leur laisse à comprendre que la nettosphère en a plus que marre des loies débiles et/ou liberticides, mais enfin, cela donne le ton pour des premiers échanges disons amicaux. Le site qui a publié les données est bien évidemnet localisé sur un archipel quelque part dans le pacifique, et il faudra courrir loin pour retrouver la trace phisique des pirates: mais gageons que nos chers pontes ont plus d'un tour dans leur sac et qu'ils trouveront bien un nouveau Julien Coupat à accuser de tous les mots sous prétexte qu'il fait tourner une déban avec des panneaux solaires dans une ferme du massif central ou il vit avec ses 12 collocataires geek et rolistes de préférence: preuve de leur perversité absolue. (En particulier si ils ont mis en place un serveur qui sert de miroir pour wikileaks, ou tout autre site du genre) — Enfin, enbref, nous n'en sommes pas encore là et ce pauvre JF Copé, comme l'intégralité des membres UMP du parlement, va devoir changer de numéro de téléphonne. Je verse une larme par solidarité. Et je n'ai même pas épluché d'oignons dernièrement.C'est dire toute ma compassion et ma sincérité.

Evidemment, comme ni l'UMP, ni personne dans l'absolu, ne peut protéger entièrement un site ou un réseau contre le piratage ou le vol de données, ce genre de fine et cruelle plaisanterie fera des émules.  Je ne sais pas jusqu'ou la surenchère peut aller, mais je gage qu'elle peut aller très très loin. Nous entrons dans une nouvelle phase des luttes sociales, une phase qui promet d'être plus dure, plus sanglante, plus douloureuse — pour l'une comme pour l'autre des parties en présence. Il ne faudra pas longtemps avant que l'on entende parler de "terrorisme numérique". Cela nous promet de beaux papiers dans les journeaux...

 Affaire à suivre.

 

 
Sondages sondages...
Elections
Écrit par Marwina   
09-11-2011

Hier, j'ai écrit un billet à propos d'un article trouvé au hasard du web sur le cercle des échos, ou, entres autres, je citais cette phrase:

 Pourtant, à y regarder de plus près, 37% des personnes interrogées estiment que Nicolas Sarkozy est le plus à même de « réduire les déficits et la dette ». François Hollande n’est pas loin derrière (36%) mais il perd 7 points dans la bataille : la gauche n’a pas bonne réputation dans ce registre. Du reste, 40% des Français estiment que la politique menée par la droite depuis 2002 est « plus responsable » que celles menées par Lionel Jospin et François Mitterrand (30%).

Je m'étonnais du fait étrange  que 40% des français trouvent les politiques menées par Chirac et Sarkozy depuis 2002 "plus responsables"... Aujourd'hui, plus d'étonnement. Je viens en effet de retrouver le sondage d'ou est issu ce chiffre , et le petit plaisantin auteur de l'article à juste — mais juste, détail — oublié la fin de la phrase. 40% des français, en effet, trouvent la politique menée par Chirac et Sarkozy plus responsable de la sitation de déficit et d'endettement de la France. Ah! Oui, ça change tout!!!

Ce qui signifie, cela dit au passage, que 30% des personnes en arrivent à considérer la droite comme si inefficace au pouvoir que 10 ans sur place n'ont pas d'incidence sur sa responsabilité au niveau du bilan. Assez hallucinant comme point de vue.

 


 

 
Ainsi avance l'Histoire...
Guerres
Écrit par Marwina   
09-11-2011

Mais comment font-ils pour être aussi mauvais? Sérieusement? Juste WTF?

Donc la France, une fois de plus, se rédiculise auprès des américains. Problème, c'est sur un sujet sensible: Israël, entres autres. Une grossière erreur d'organisation a en effet permis a des journalistes présents lors du G20 de "surprendre" une conversation qui aurait du restée privée entre Sarkozy et Obama.C'est arret sur images qui a révélé la teneur un peu délicate des propos échangés, et, bien sur à partir de là , tout le monde s'y est mit , citant le confrère. Un grand moment de grandeur de la presse.

 «Je ne peux plus le voir, c’est un menteur», a lâché le président français au sujet du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. «Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours!», lui a rétorqué son homologue américain.

 FAIL diplomatique. Joli, évidemment, l'info a fait le tour du monde, mettant en délicatesse la diplmatie américaine comme celle de la France — encore que cette dernière soit suffisament morte pour ne plus rien sentir à ce stade — et, pour l'heure, toujours aucune réation du ministre israëlien. Peut être, comme beaucoup, est-il au courrant de la réputation que se traine Sarkozy de toujours parler dans le dos des gens dès qu'il rencontre l'un de ses homologues. En tous cas, pour l'heure, il 'na pas rapellé son ambasadeur. C'est déjà plus ou moins ça... Les sondages donnant Sarkozy perdant aux prochaines présidentielles, peut-être ne voit-il pas l'intéret d'envenimer d'avantage la situation pour quelques mots malheureux de la part d'un parvenu que les français devraient en toute logique dégager de l'Elysée dans moins de 6 mois. Ou quelques autres raisons qui lui appartiennent.

 Sarkozy s'est exprimé ainsi : «Ce fou de Papandréou nous sort son référendum. C'est parce qu'il est dépressif, ça sert à rien de lui taper dessus. Il est déjà à terre. Knockout».

Celle la encore à le mérite d'être claire. En appeller au souverain peuple serait un des symptomes de la dépression chez les chefs de gouvernement? Vite!! Cache-lui ses boites de Lexomil! Pour un préssident dépressif MAINTENANT! Arhhhhg!

 En bref, un épisode lamentable et ridicule de plus dans la sarkozie.

Encore heureux que ce type ne s'occupe pas trop de choses sérieuses, avec une telle proportion à ne pas s'encombrer des précautions les plus élémentaires, nous aurions fort à craindre si de sujets sensibles il pouvait s'agir (comme par exemple en temps de guerre, ou des espions et de véritables pirates entrent en jeu, et ou la confidentialité des écahnges est primordiale...) Objectivement, je ne pensais pas que l'on pouvait arriver si haut en fonctions et faire a ce point preuve de si peu de précautions. Mince! Je fais plus attention que lui quand je téléphonne à ma mère! Juste une autre dimension...

Enfin, tant que nous pouvons en rire, il vaut mieux. 

 
La TVA, ce frein à la sortie de crise
FMI, BCE, Fed, etc...
Écrit par Marwina   
09-11-2011

Aujourd'hui, Libération nous gratifie d'un article fort interessant - bien que baclé - sur les différents taux appliqués de TVA à travers l'Europe.

Le TOP TAXE en Europe

TVA en Europe, d'après Libération

Je reproduis ici leur principal tableau, dont les chiffres restent à vérifier dans la mesure ou ils se contredisent dans le corps de l'article (en inversant deux données concernant la Grèce)

Que constations nous? Dans toutes les occurences, sauf une (la restauration sur ce tableau, le théatre sur les autres) c'est la Grèce, le pays qui s'en sort le moins bien, qui est en top du top taxe ou pas loin du top. Elloquant, car, que ce soit le chiffre de lar estauration ou du théatre qui soit juste, l'un comme l'autre sont des activités qui viennent après l'essentiel.

Regardons de plus près sur la comparaison, et notons que les pourcentages des dépenses les plus essentielles (produits agricoles, transports, produits alimentaires) sont égallement tous trois les plus élèvés de la liste. Tandis que les loisirs (toujours cette indécision génate sur le fait de savoir s'il faut se fier à ce graphique ou aux autres pour le théatre et la restauration) restent (à part pour l'un) en seconde position du top taxe.

Pour l'alimentaire, la moyenne européenne se situe autour de 6.5%. La Grèce bénéficie donc d'un facteur deux dans le Top Taxe.  Sur la restauration, prenant en compte le tableau en l'état, la moyenne est de 15.25%, donnée à 6.5% la Grèce est à moins de la moitié. Les livres sont à 5.75%, un point d'écart pour la culture. Le théatre monte à 15.3%, dix points dans les dents quand même. Les produits agricoles sont à 19%, soit 4 points d'écart. Et enfin le transport, à 8.5%, se prend 4.5 points dans la face.

La Belgique, pays qui, actuellement, s'en sort le mieux, est partout légèrement en dessous de la moyenne sauf pour la restauration.

L'Allemagne, dont on nous vante tant les mérites - bien qu'elle soit autant en faillite que tous les autres pays -  est très légèrement au dessus de la moyenne, mis à part pour la restauration.

L'Italie, qui vient de rentrer dans la zone de turbulance, comme l'Espagne, ont des politiques assez proches, moins faciles à généraliser vis-à-vis de la moyenne. Ils sont plutôt en dessous pour l'alimentaire, dans la moyenne ou au dessus pour les transports, légerement en dessous ou 3 points au dessus pour les produits agricoles, franchement en dessous pour la restauration, en dessous aussi pour les livres et au dessus pour le théatre. Au Royaume uni, sigularité de trois 0% (alimentaire, livres et trasports) et un 20% pour les produits agricoles: mais il faut se rapeller que là bas, les fermes sont immences et possédes par de gros ou très gros producteur qui n'ont rien de la fragilité du paysan français et son exploitation familliale.

Moyennes globales:

En France, 6.75%. En Allemagne,  11%. RU, 10%. Espagne, 10%. Italie 11.6%. Belgique, 9.5%. Grèce, 14.1% loin devant.

On retiendra de cette comparaison que l'efficacité des taux de TVA (pour plomber la croissance) n'est pas directement comparable suivant les pays, mais que, dans l'absolu, les pays qui s'en sortent le mieux restet ceux qui pratiquent des taux de TVA pas trop absurdes. C'est à dire pas ceux de la Grèce, qui fait quand même globalement figure d'exception. 3 points de TVA en plus que l'Allemagne sur ces quelques valeurs, 3 points de croissance en moins et 3 points de dette en plus. Que demande le peuple?

 
Et puis quoi, encore?
Spéculocratie
Écrit par Marwina   
09-11-2011

Aujourd'hui, mercredi, les bourses sont de nouveau à la baisse. Pourquoi? Parce que les spéculateurs ne sont pas débiles, ils savent bien qu'elles ne pourrons jamais atteindre les niveaux passés et qu'il y a lieu de spéculer sur des petits écarts. Une hausse de 3%, une baisse de 2.5%, re une hausse de 1.8%, puis de nouveau une baisse de 3.4%. Spéculation, on a dit, pas investissement. Le but est de parier, pas d'investir. D'ou un marché très volatile et sans direction depuis quelques mois.

Et bien, non. Il faut croire que ce détail (le marché n'a pas de direction nette depuis début aout, quand même, et nous sommes en novembre) à échappé à plus d'un. Par contre,il y a un fait qui n'a pas échappé à la doxa ambiante, j'en veux pour preuve Boursorama - qui me ferait bien rire si ce n'était pas si tragique:

Les Bourses européennes se retournent à la baisse mercredi en milieu de matinée, l'incertitude entourant le départ du président du Conseil italien Silvio Berlusconi accentuant la nervosité des investisseurs.

Une fois de plus, que faut-il comprendre? Que Berlusconi, en temps qu'élu du peuple (enfin, entre gros guillemets, mais là n'est pas le problème) à des comptes à rendre au marchés? Oui. Nous en sommes là. Et encore, sans aucune pudeur. Les réactions étaient d'ailleurs bien pire à l'occasion de l'annonce du référendum grec par Papandréou. Juste lamentable.

Ce qui est plus lamentable encore, c'est qu'aucun de nos grands médias ne bronche. Fais acquit: les aléas des marchés sont à prendre en compte pour diriger les états, missioner ou démissioner des responsable, organiser ou annuler un référendum. Et c'est presque normal dans la paysage moderne.

De là a se demander ou en sont nos démocraties...

 
Haro sur la démocratie
Globalisation
Écrit par Marwina   
08-11-2011

Il y a quelques jours, Papandréou annonçait à la surprise générale qu'il comptait organiser un référendum concernant le "plan d'aide" à la Grèce. Aussitôt, les bourses dévissaient, et les commentaires les plus odieux pleuvaient quand à cette incompréhensible et irresponsable décision. Consulter le peuple, pensez-vous?! Quel drame. Mes ailleux, quel drame...

Papandréou, cédant par la à la pression de la rue (13 mois de grèves et de manifestations, ça ne s'invente pas) se retrouva sous l'ire internationale et céda de nouveau, rapidement, à la pression des puissances d'argent. Le référeundum, d'annoncé, devient quelque chose de flou qui n'était pas "une fin en soi". Bin voyons.Aussitôt rassurés par cet abandon de tentative d'imposer la souveraine décision du peuple grec, les bourses remontèrent. C'est ainsi que, en cette fin du mois d'octobre 2011, un fait réel mais jusqu'alors plus ou moins tu devient soudainement officiel: la démocratie n'est pas la solution, c'est le problème. Reconaissons au moins à Papandréou le fait d'avoir appuyé la ou il fallait pour forcer tous ces médiocritocrates à sortir de l'ornière et à exposer haut et fort leur visée des choses. Le peuple, être flou, mal informé et irresponsable par nature, ne devrait pas être consulté pour les question importante sous peine de déclencher des catastrophes.

A deux jours de l’ouverture du G 20 qui doit se tenir à Cannes jeudi et vendredi, patatras ! Tout s’écroule. Aux Européens qui pensaient arriver avec le sentiment du devoir accompli, le Premier ministre grec envoie le message le plus calamiteux qui soit [...]

 Depuis d'illustres inconnus jusqu'aux grands quotidiens, les papiers unanimes ne manquent pas.Haro sur la démocratie! Tel semble le mot d'ordre. Et de décrire, trémolos dans la voix, les pires situations envisageables. Car, il faut bien comprendre, pour tous ces gens le système est bel et bien suffisament fragile pour qu'un simple référundum en grece - mieux: la simple annonce de ce référundum - puisse plonger le mondeentier dans la tourmante.

MINCE?! Attendez une seconde, c 'est quoi la blague? Ce système en est à un stade de décrépitude et de délabrement qu'un simple vote peut ruiner le monde entier? Ne serait-il pas, dans ce cas, urgent d'en changer? Bien sur que non, peut-on lire en filigramme dans les différents articles consacrés à l'arrivée honnie de la démocratie dans le jeu. Parce que, bien sur, il n'y a aucune alternative possible. Ah bien. On est vraiment dans la mouise la plus totale, dites donc...

Ce qui est le plus aterrant, dans cette affaire, est bien sur que le plan de rigueur en question, enfin le "plan de sauvetage" pardon, va, comme les précédents, faire 100 ou 1000 fois plus de mal que de bien. L'austérité à un prix, celui d'enliser les pays qui en sont victimes dans la crise. C'est un fait, observé depuis longtemps et même documenté par de nombreux économistes dont Joseph Stiglitz .  Mais à quoi bon écouter ce qu'a pu écrire un type, qui n'est par rien qu'un des plus célèbres économistes en chef ayant travaillé à la Banque Mondiale, et bien sur l'un des rares à avoir prédit la crise actuelle dans ses moindre détails? Il est évident que de telles personnes ne savent pas plus comment sortir le monde de la crise actuelle qu'elles n'ont été capable de voir clair jusqu'à la. Cela tombe sous le sens! Il est urgent d'affirmer haut et fort que le plan absurde de l'Europe pour la Grèce est la dernière chance, à défaut de pouvoir reconnaitre que la crise à été agravée - volontairement - par les idiots qui nous gouvernent.

Petite parenthèse:

Idiots: je n'emploie pas ce mot comme contraire de l'intelligence dans cette phrase, mais bien comme contraire de sagesse. Les abrutis qui nous gouvernenent sont intélligent, mais à l'exacte opposé de toute sagesse. Ce qui explique qu'entre milles choix possibles, ils se cantonnent uniquement sur le pire, celui qui fera le plus de mal au système, à l'économie, aux finances de l'état et aux peuples. Ils ont toutes les études et tous les outils pour s'en rendre compte, et pourtant ils perssistent. C'est en cela que j'affirme que la ruine actuelle des états et du système est vouue et programée: il n'est humainement pas possible que ce soit uniquement de l'incompétence. Un enfant de 2 ans est capable de comprendre qu'une porte de four peut lui brûler la main, il ne testera pas deux fois. ¨Pour les politiques délétères qui sont menées depuis des années (les déninciations de Stiglitz ne datent pas d'hier) c'est tout aussi simple.

Le seul bénéfice du doute que l'on pourrait leur accorder vient de la croyance (en temps que dogme religieux) dans le libertarianisme comme système fonctionnel. Mais, là encore, il y a un hiatus: car comment expliquer alors le reccours systématique à l'état pour éponger les pertes des acteurs privés? Ce qui est à l'opposé de toute doctrine libertarienne... A moins que le but concret soit d'invalider l'état comme contre pouvoirface à la domination des cercles financiers. Mais, dans ce cas la, nous retombons sur la première supposition: la ruine effective des état ne doit rien à l'incompétence des politiques, mais tout à un désir calculé de les extraire de l'équation.

Dans la mesure ou ils le sont, de facto, par exeple dans le cas de la Grèce ou le reccours au référundum est décrit comme irresponsable, il devient de plus en plus difficile d'espérer justifier l'attitude absurde et suicidaire des gouvernements par une inconscience profonde des résultats que peuvent avoir ces politiques délétères. CQFD.

Les politiques du pire, ou peu-pensance libertarienne, sont donc les alliés objectifs des puissance d'argent et des traitres accomplis - tant bien que les seuls antécédents de justice que l'on puisse trouver à l'encontre de tels factions anti-républicaines et anti-démocratiques remontent à Robespierre, Saint Just et Marrat. Peut-être les traitres seront cette fois la jugées, en temps et heure, mais sans doute ne le seront-ils pas de leur vivant. Contrairement à ce qui est crié ici et là, un "non" de la Grèce n'aurait pas suffit à achever le système actuel. Il aurait simplement et possiblement accéléré de quelques mois le moment fatidique ou les états sombrent un par un dans l'insolvabilité avouée. Le problème n'est pas tant que les états soient insolvables - il le sont et tout le monde le sait - mais que l'illusion de leur solvabilité prétendue dure encore un peu.

 Le problème réel, le vrai problème de ce siècle, et que les despotes ingrats, dans leur bétise, n'ont véritablement pas de solution de sortie de crise. Par pure idéologie, certe, puisque les solutions possibles sont innombrables, mais l'obscurantisme est une force suffisante pour retarder tous les progrès.La solution à la sortie de crise ne viendra donc pas d'eux. Tout ce que nous pouvons attendre de leur gestes est une guerre, ou une multiplication des guerres. C'est la tout l'horison de leurs capacités.

Est-ce que cela est grave? Non, pas vraiment. Car la conclusion sans appel est que la solution ne peut venir que des peuples eux-même. Il faudra un soulèvement, sans doute, puisque la souveraineté à été confisquée - merci à Papandréou de nous l'avoir prouvé - mais riend 'impossible. Juste une marche de plus dans ce long cheminement de progrès qui permet au monde dans son ensemble, les siècles passant, d'être de plus en plus ancré dans les valeurs humaines, d'aquité, de probité et de fraternité.

Cela se fera en temps et heure. Il suffit de saisir la chance. Elle se présentera bientôt, car tous ceux là creusent leur propre tombes.

 

 

 

 

 
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