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FMI, BCE, Fed, etc...
La TVA, ce frein à la sortie de crise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marwina   
09-11-2011

Aujourd'hui, Libération nous gratifie d'un article fort interessant - bien que baclé - sur les différents taux appliqués de TVA à travers l'Europe.

Le TOP TAXE en Europe

TVA en Europe, d'après Libération

Je reproduis ici leur principal tableau, dont les chiffres restent à vérifier dans la mesure ou ils se contredisent dans le corps de l'article (en inversant deux données concernant la Grèce)

Que constations nous? Dans toutes les occurences, sauf une (la restauration sur ce tableau, le théatre sur les autres) c'est la Grèce, le pays qui s'en sort le moins bien, qui est en top du top taxe ou pas loin du top. Elloquant, car, que ce soit le chiffre de lar estauration ou du théatre qui soit juste, l'un comme l'autre sont des activités qui viennent après l'essentiel.

Regardons de plus près sur la comparaison, et notons que les pourcentages des dépenses les plus essentielles (produits agricoles, transports, produits alimentaires) sont égallement tous trois les plus élèvés de la liste. Tandis que les loisirs (toujours cette indécision génate sur le fait de savoir s'il faut se fier à ce graphique ou aux autres pour le théatre et la restauration) restent (à part pour l'un) en seconde position du top taxe.

Pour l'alimentaire, la moyenne européenne se situe autour de 6.5%. La Grèce bénéficie donc d'un facteur deux dans le Top Taxe.  Sur la restauration, prenant en compte le tableau en l'état, la moyenne est de 15.25%, donnée à 6.5% la Grèce est à moins de la moitié. Les livres sont à 5.75%, un point d'écart pour la culture. Le théatre monte à 15.3%, dix points dans les dents quand même. Les produits agricoles sont à 19%, soit 4 points d'écart. Et enfin le transport, à 8.5%, se prend 4.5 points dans la face.

La Belgique, pays qui, actuellement, s'en sort le mieux, est partout légèrement en dessous de la moyenne sauf pour la restauration.

L'Allemagne, dont on nous vante tant les mérites - bien qu'elle soit autant en faillite que tous les autres pays -  est très légèrement au dessus de la moyenne, mis à part pour la restauration.

L'Italie, qui vient de rentrer dans la zone de turbulance, comme l'Espagne, ont des politiques assez proches, moins faciles à généraliser vis-à-vis de la moyenne. Ils sont plutôt en dessous pour l'alimentaire, dans la moyenne ou au dessus pour les transports, légerement en dessous ou 3 points au dessus pour les produits agricoles, franchement en dessous pour la restauration, en dessous aussi pour les livres et au dessus pour le théatre. Au Royaume uni, sigularité de trois 0% (alimentaire, livres et trasports) et un 20% pour les produits agricoles: mais il faut se rapeller que là bas, les fermes sont immences et possédes par de gros ou très gros producteur qui n'ont rien de la fragilité du paysan français et son exploitation familliale.

Moyennes globales:

En France, 6.75%. En Allemagne,  11%. RU, 10%. Espagne, 10%. Italie 11.6%. Belgique, 9.5%. Grèce, 14.1% loin devant.

On retiendra de cette comparaison que l'efficacité des taux de TVA (pour plomber la croissance) n'est pas directement comparable suivant les pays, mais que, dans l'absolu, les pays qui s'en sortent le mieux restet ceux qui pratiquent des taux de TVA pas trop absurdes. C'est à dire pas ceux de la Grèce, qui fait quand même globalement figure d'exception. 3 points de TVA en plus que l'Allemagne sur ces quelques valeurs, 3 points de croissance en moins et 3 points de dette en plus. Que demande le peuple?

 
L'or surchauffe... Ils ont la solution! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marwina   
04-09-2011

Les affres de la relique barbare

Depuis le début de la crise, en juin 2007, l'or a augmenté. Et pas qu'un petit peu. 673$ l'once au 31 août 2007, il est à présent aujourd'hui — le 4 septembre 2011 — à 1877$ l'once. Whow. Rien d'étonnant, nous sommes au tout début d'une crise monétaire majeure qui s'apprête à balayer sur son passage, tel un ouragan, toutes les monnaies fiduciaires. C'est à dires toutes les monnaies du monde connu. Problème.

Que faire pour stopper cette fuite en avant du système monétaire mondial? Résoudre les problèmes? Huh, non, ça, personne n'en a envie dans les hautes sphères. Pas assez prometteur d'un point de vue lucratif, je suppose. Alors? Et bien, mais c'est bien sur : il faut réguler l'achat d'or! A défaut d'arrêter les conneries sur les marchés d'actions, prouvons au monde ébahi que légiférer sur un marché n'est effectivement qu'une question de volonté. Y compris pour imposer une législation au niveau mondial, du moins tant que cela ne concerne que la population et que les grands de ce monde sont à l'abri de devoir se soumettre à ce genre de petites contrariétés. Il est vrai qu'augmenter son patrimoine en investissant dans de l'or métal commençait à devenir très facile, trop facile, pour le péquin moyen disposant seulement de quelques économies même modestes.

Voilà donc, en France, c'est fait. C'est tout neuf et ça vient de sortir. On applaudit bien fort. En attendant mieux, ce qui ne saurait tarder...Trop de bonheur.

L'article Article L112-6 (Modifié par LOI n°2011-900 du 29 juillet 2011 - art. 51 (V)) vient de paraître au journal officiel et modifie les conditions du commerce des métaux précieux ou non et bien sûr de l'or et de l'argent. La nouvelle loi est entrée en vigueur à partir de jeudi dernier, il n'est à présent plus possible d'acheter de l'or en liquide au-delà de 100€. Le prétexte avancé, très mignon mignon au demeurant, est la lutte contre le recel de bijoux , encouragé par l'omniprésence de toutes ces pubs «vendez-nous votre or les gens, on paye cash». La réalité, elle, est tout autre, lorsque l'on sait les implications qui se tiennent derrière cette spectaculaire hausse des cours.

Le second site que j'ai mis en lien envisage, à terme, une confiscation de l'or détenu par les particuliers — comme cela a déjà été fait par le passé — ce qui forcerait soudainement tous les possesseurs d'or à solder leur investissement, dans ce cas bien évidemment dans un marché complètement captif ou le prix de l'once serait dicté par ceux qui dictent les lois. Autant dire que ça ne sera pas 3500$ l'once. Pas si le but est de renflouer les coffres des banques centrales pour mettre sur pied un nouveau système — un de plus — basé sur l'étalon-or.

Á l'heure où j'écris ces lignes, cette hypothèse de confiscation de l'or me semble plus que plausible. Pas à court ou moyen terme, certes, mais dans quelques années... Oui. Disons aux alentours de 2018, quand les états seront tellement à genoux que l'on aura depuis longtemps versé dans la guerre civile localisée et chronique.  En attendant, le système n'en a pas fini de s'effondrer avec la lenteur d'ébullition d'un savon passé au micro-ondes et c'est tout de même un spectacle hautement pédagogique (bon côté des choses) tant bien que cela reste, tout de même, un rien effrayant. Et l'or n'en a pas encore fini de monter.

Á dire vrai, il n'y a strictement aucune raison pour qu'il cesse son ascension. Hormis une décision d'état d'interdire la possession d'or aux particuliers, bien sûr. Mais là se posera alors un autre problème: comment pourra-t-on, dès lors, justifier de l'in-faisabilité prétendue de l'interdiction des paris sur les fluctuations de prix? Oh! Pas trop de soucis pour eux, allez. Ils trouveront bien un pipeau...